SON ENVIRONNEMENT
Son arrivée à la maison
Un chat vient d’arriver dans votre maison, bravo !
Votre nouveau compagnon vous réserve de 15 à 20 ans de bonheur.
Pour que cette relation se passe bien, il est important de connaître les besoins de votre chat et d’établir avec lui, dès à présent, un code de bonne conduite.
De la patience et de la compréhension… Le chat lorsqu’il change de milieu est complètement perdu, il ne reconnaît personne (pas même son maître !).
Lors d’un déménagement ou d’une adoption, laissez-le s’adapter à ces changements petit à petit. Ne l’ennuyez pas car il pourrait se rebeller.
Dès que possible montrez-lui sa litière et son coin repas (éloignés l’un de l’autre !). Il s’y rendra naturellement. S’il fait « pipi » en dehors de sa litière, c’est sa manière à lui de vous faire comprendre son malaise. Ne le réprimandez pas mais montrez-lui de nouveau sa litière.
Pas d’affolement si vous ne trouvez plus votre nouveau venu (sauf évidemment si vous avez laissé une fenêtre ouverte). Il est certainement caché dans une armoire ou un placard. Ce comportement est normal.
Votre chat a besoin de se rassurer car il n’a plus ses repères (il n’a plus le même territoire). Aussi, ne le forcez pas à sortir de ses cachettes : il viendra de lui-même vers vous quand il aura repris confiance.
Si vous possédez un autre animal, le nouveau venu sera pour lui un intrus, ne vous attendez pas au coup de foudre !
Aussi, lors des présentations, ne le portez pas dans vos bras. Déposez le nouveau venu dans une pièce calme, laissez-le seul, il fera le tour du propriétaire à son rythme et la rencontre entre vos deux compagnons se fera d’elle-même.
En cas de bagarre, pas d’affolement ! Il leur faudra à tous les deux une période d’adaptation plus ou moins longue. Cela dépendra du caractère de chacun.
Observez de loin, n’intervenez qu’en cas de gros problème.
Pas de sorties avant plusieurs semaines, votre nouveau compagnon aura besoin d’un temps d’adaptation avant de connaître son nouveau territoire et de vous reconnaître, si vous le laisser sortir de votre habitation (appartement, jardin non clos…), vous arriverez difficilement à le retrouver.
En vacances, si possible, faites le garder par un ami ou un voisin à votre domicile. Il appréciera car, nous l’avons dit, il n’aime pas changer de milieu.
La nourriture
Il est préférable de continuer à donner à votre chat le même aliment que celui qu’il recevait chez son ancien propriétaire. Ceci afin de ne pas ajouter au stress du changement de domicile celui d’un changement d’alimentation.
Dans les semaines qui suivent, vous pourrez progressivement substituer un nouvel aliment à l’ancien.
Il est fortement déconseillé d’offrir à un chat des aliments pour chien. En effet, ceux-ci ne sont pas adaptés aux besoins des chats, ils sont trop pauvres en protéines comme en matières grasses, et trop riches en amidon.
Contrairement à ce que l’on croit, un chat peut très bien manger la même chose tous les jours si le régime proposé est complet et équilibré.
Les restes de table : ils ne contiennent pas tous les nutriments dont votre chat a besoin. Ils sont trop riches en matières grasses et risquent de le rendre obèse.
Le lait de vache : c’est une erreur d’en donner car il contient beaucoup trop de lactose et la majorité des chats ne le supportent pas (diarrhées).
Quelles quantités lui donner ?
Les aliments humides (boîtes, barquettes, sachets) contiennent en moyenne 80% d’eau. 300 à 400 grammes par jour (1 boîte) sont nécessaires pour satisfaire les besoins d’un chat adulte.
Les aliments secs sont des aliments qui contiennent moins de 14% d’eau. Equilibrés et complets, ils apportent tous les nutriments nécessaires. 50 à 100 grammes par jour suffisent à nourrir un chat adulte.
Dans un cas comme dans l’autre, il est nécessaire de mettre à sa disposition un bol d’eau fraîche (à changer tous les jours !).
Le chat aime la propreté : il est nécessaire de nettoyer très régulièrement son assiette et son bol, et d’éviter de placer sa litière à proximité.
Le chat est délicat : il mange lentement et mastique ses aliments (à l’inverse du chien qui avale goulûment). Il peut manger sa ration journalière en une seule fois, préférant néanmoins la grignoter en plusieurs fois. Il peut aussi jeûner plusieurs jours si l’aliment ne lui plaît pas. Un jeûne prolongé peut avoir des conséquences graves sur sa santé : le chat pouvant même se laisser mourir de faim.
La litière
Nous le savons, le chat est un animal propre.
Il a pour habitude de cacher ses excréments et la mère apprend au chaton à utiliser la litière.
Nous conseillons de placer le bac dans un endroit paisible, éloigné à la fois de la gamelle et de son coussin.
C’est chaque jour que la litière doit être nettoyée (enlever les excréments), et elle doit être remplacée intégralement 1 à 2 fois par semaine selon le type de litière employée.
Les comportements anormaux
il peut arriver à votre chat d’uriner en dehors de la litière.
Les raisons les plus fréquentes sont une litière saturée (trop sale), le marquage de son territoire (pour le mâle non castré), un coin repas situé près de la litière. Mais il y a aussi les raisons auxquelles on ne pense pas forcément comme un changement brutal dans leurs habitudes (changement de domicile, arrivée d’un autre animal, d’une autre personne, etc…) ou l’apparition de certaines maladies des reins ou des voies urinaires. Un peu de compréhension et d’attention peut minimiser les « accidents ».
Le panier
Une boîte en carton avec des vieux linges suffit, mais on peut trouver dans les commerces des paniers plus sophistiqués.
Il est important que le chat puisse se sentir en sécurité dans ce nid.
Ce sera la base de son nouveau domicile où il se précipitera chaque fois qu’il se sentira menacé.
Les jouets
Le chat adore jouer. De nombreux jeux sont disponibles dans les commerces, mais une simple balle, une boulette de papier aluminium, un bouchon de liège au bout d’une ficelle feront aussi bien l’affaire.
SON TEMPERAMENT
Mâle ou femelle ?
Le chat, s’il n’est pas castré, sera rôdeur et se battra pour défendre son territoire, qu’il aura marqué de jets d’urine malodorante.
La castration du mâle vers l’âge de 5 à 6 mois limite considérablement ces désagréments.
Un gros dormeur
Il dort en moyenne 16 heures par jour, réparties en plusieurs périodes.
Son sommeil est le plus souvent léger, ne dormant que d’une oreille et restant attentif au moindre bruit.
Généralement actif pendant la nuit, il aura tendance à dormir la journée.
Le chat est indépendant
Dans la nature, le chat est solitaire, par instinct il n’a pas besoin pour son bien-être de se trouver dans un groupe. Vis à vis de l’homme son indépendance est également de rigueur car il le considère comme un compagnon plutôt que comme un maître (à l’inverse du chien).
Sa liberté d’action lui est indispensable.
Une boule d’énergie
Le chat reste joueur très longtemps, et il est par ailleurs instinctivement chapardeur. Cela peut l’amener à faire des bêtises.
C’est depuis le début de son adoption, et de manière constante qu’il faut lui faire comprendre ce qu’il peut et ne pas faire.
Dès son arrivée, apprenez-lui par exemple à ne pas voler les aliments, à ne pas faire ses griffes sur les tapisseries et les meubles.
Lorsque approche la tombée de la nuit, son instinct (d’animal nocturne) lui donne un regain d’énergie. Pour que son « quart d’heure d’excitation » (de jeux) se passe sans trop de dégâts pour vos bibelots les plus fragiles, prenez soin de ne pas les placer là où il pourrait être tenté de passer.
S’il fait une bêtise, c’est au moment des faits qu’il faut le punir, sinon il ne comprendra pas. Si vous ne découvrez les dégâts que plus tard, contentez-vous d’ignorer sa présence pendant que vous rangez ou nettoyez.
Un chat peut mordre par jeu ou par énervement.
Le jeu est un comportement normal, surtout chez les chatons. Pour les chats sédentaires il compense le fait de ne pouvoir chasser, le jeu est lié à leur instinct de chasseur. Il identifie par exemple une main ou un pied à une proie.
Faites comprendre à votre chat que ce comportement n’est pas acceptable (réprimande, tape sur le bout du nez) et essayez de le diriger sur des jouets en mouvements.
Le marquage
Le chat mâle, plutôt que la femelle, marque son territoire par des jets d’urine (notamment sur les surfaces verticales). Il veut dire par là : « je suis chez moi, interdiction d’entrer ! ».
Ce type de comportement disparaît généralement avec la castration.
Tout comme le chaton se frotte à sa mère pour demander de la nourriture ou attirer son attention, le chat adulte se frotte contre son maître avec sa tête ou son corps. Il s’agit également d’un marquage pour situer son environnement et se rassurer.
Le chat marque également son territoire en laissant des traces de griffes sur les arbres, les murs, etc…, afin d’y déposer une odeur sécrétée par les glandes situées à la base de ses coussinets. Le grattage est un comportement non seulement normal des chats, mais il est même indispensable car il leur permet d’entretenir leurs griffes (qui poussent comme nos ongles).
La meilleure prévention est de leur offrir dès leur arrivée un grattoir.
L’ablation des griffes est à bannir !
Cette intervention mutilante (amputation de la troisième phalange au niveau de l’articulation) prive le chat d’une partie de ses moyens de défense naturels et l’empêche de grimper aux arbres en cas de poursuite par un « ennemi ». De plus il se sent diminué et souffre souvent de troubles psychologiques graves.
Cette opération est interdite depuis juillet 2004.
L’agressivité
L’agression par énervement arrive habituellement lors de caresses, surtout sur le ventre de l’animal.
C’est un signe d’impatience pour vous faire comprendre qu’il a eu sa dose de caresses (mieux vaut s’arrêter dès que la queue bat ou que les pupilles sont dilatées).
Un chat stressé, qui se sent menacé, peut diriger son agressivité contre une personne qui lui est familière.
Evitez de saisir votre chat lors de combats, de le forcez à rester dans vos bras en présence de personnes qui lui sont inconnues.
Le langage vocal
Le ronronnement : il marque le plus souvent le contentement.
Mais on ignore aussi qu’un chat stressé peut ronronner : dans ce cas il marque la soumission ou le désir d’attirer la sympathie ou l’attention de son « maître ».
Le miaulement : il existe une grande variété de miaulements.
Chacun ayant sa propre signification, vous apprendrez à les reconnaître progressivement en observant votre animal.
Le langage corporel
Le chat communique également avec la queue, la tête, les oreilles et les yeux.
L’odorat : les jets d’urine ainsi que les sécrétions des glandes anales et pariétales (sur les joues) sont utilisées par les chats pour communiquer entre eux et les autres espèces.
La vision et l’ouïe : le chat a une vision binoculaire qui lui permet de voir en trois dimensions et d’évaluer avec précision les distances.
Il distingue bien dans le noir.
Le chat paraît-il ne distinguerait pas toutes les couleurs. Son ouïe est supérieure à celle de l’homme.
La toilette : le chat fait sa toilette de façon méticuleuse et régulière, comme le lui a appris sa mère.
Il utilise sa langue couverte de papilles comme d’un peigne, afin d’éliminer la poussière, les poils morts et les souillures diverses.
La toilette est l’occasion d’un moment de détente mais ce que l’on sait moins c’est qu’il peut également la faire pour calmer une forte émotion.
Si un chat ne se lave pas ou plus et/ou reste prostré ce sont des signes de mauvaise santé.
Les chaleurs des chattes : sous nos latitudes, les chattes présentent, à partir du mois de février et jusqu’à fin septembre, plusieurs cycles de chaleurs qui se succèdent tous les 15 à 20 jours lorsqu’elles ne sont pas fécondées. Elles attirent les mâles en se frottant aux objets, en dégageant une odeur attractive (non détectable pour l’homme) et surtout par des miaulements caractéristiques comparables à des pleurs de bébés.
SA SANTE
La mise bas
Généralement, avant la mise bas, la chatte s’isole.
Il est alors dangereux de lui imposer un lieu de séjour car la sensation d’insécurité peut la conduire à retarder la mise bas, à chercher à transporter exagérément sa portée ou même à dévorer ses chatons.
La durée de l’accouchement est très variable.
Les principales maladies
Un chat en bonne santé à le poil lisse et brillant, une peau souple et élastique, et prend bien soin de son pelage.
Ses yeux sont brillants et ses narines humides.
Il n’a pas de larmoiements et ses oreilles sont propres.
Sa température rectale est d’environ 38,5°C.
Dans la nature le chat est solitaire. Chez un tel animal montrer des signes de faiblesse ou de maladie peut être fatale. Les chats domestiques ont gardé cette habitude, et ne montrent des signes évidents de maladie qu’à des stades très avancés.
En conséquence, tout comportement anormal de votre compagnon est un signal qui doit vous inciter à l’examiner de près et, au besoin, à consulter un vétérinaire.
Les principales maladies des chats sont : le typhus, le coryza, le FeLV (ou leucose féline), le FIV, et le syndrome urinaire félin (calculs urinaires).
LE TYPHUS
Il n’est pas transmissible à l’homme.
Il se traduit par une forte fièvre, un abattement profond, des diarrhées, des vomissements jaunâtres et mousseux. Ces principaux signes génèrent un état de déshydratation d’autant plus grave que le chat est jeune (très forte mortalité chez les chatons).
La contamination se fait par contact direct ou par l’intermédiaire d’objets souillés.
C’est une maladie très contagieuse.
Un traitement n’a de chance de succès que s’il est précoce.
La vaccination est très efficace contre cette maladie, et reste la seule prévention.
LE CORYZA
Non transmissible à l’homme.
Derrière cette appellation se cachent plusieurs maladies respiratoires relativement fréquentes.
Il peut être grave chez le chaton.
Fièvre, diminution de l’appétit, toux, éternuements, écoulements du nez… caractérisent cette maladie très contagieuse pour d’autres chats.
L’incubation se fait de 2 à 6 jours.
La mort peut survenir par anorexie ou déshydratation.
Guéri, le chat n’est pourtant pas à l’abri des rechutes.
La vaccination reste le seul moyen de contrôle du coryza (prévention : vaccin dès 2 mois puis rappel annuel).
LE FELV ou LEUCOSE FELINE
Virus typiquement félin, très contagieux, mais non transmissible à l’homme.
Caractéristiques : gingivites, tumeurs, maladies du sang.
L’analyse d’une goutte de sang permet à votre vétérinaire de déterminer si le chat est porteur du virus.
L’incubation peut atteindre plusieurs mois, voir plusieurs années.
La transmission a lieu par contacts directs, par les excréments, le lait maternel.
Il n’existe pas de traitement : le chat contaminé est condamné.
La seule prévention est la vaccination dès l’âge de 2 mois, avec rappel annuel.
Un chat contaminé par le FeLV peut être également porteur du FIV…
LE FIV
Non transmissible à l’homme.
Surnommé le "SIDA du chat", la transmission se fait par morsures, griffures (ex : bagarres), lors des accouplements, la mère peut le transmettre à ses petits lors de la gestation.
Caractéristiques : plus de défenses immunitaires face aux maladies.
Il n’existe pas de vaccin, ni de traitement : le chat atteint est irrémédiablement condamné.
Le seule prévention reste la stérilisation.
La stérilisation diminue les risques de contamination.
LE SYNDROME URINAIRE FELIN (calculs urinaires)
C’est la cystite du chat.
Elle se traduit par des besoins fréquents et pressant d’uriner, et une douleur aiguë.
Le chat va plus souvent à la litière, il montre des signes de douleurs quand il urine et il peut même pousser des cris.
On retrouve parfois un peu de sang dans sa litière.
Plus grave : l’urètre peut se boucher, le chat est alors incapable d’uriner, ses reins ne peuvent plus fonctionner correctement et sa santé se détériore très rapidement.
Si votre chat montre ces signes alarmants consultez d’urgence votre vétérinaire.